12.05.2012

Mains trop usées d'un artiste oublié.

femme_noire.jpgIl se fait tard dans mon petit atelier. 
Pas très propre ces outils mélangés.
 
Je travaille sur une nouvelle création. 
Magnifique idée, grande motivation. 

Aujourd’hui, je suis en excellente forme. 
Quelques erreurs effacées à la gomme.

Enfin la concrétisation d’un vieux rêve.
Le croquis d’un chef-d’œuvre qui s’achève. 

Structure en fer formant le squelette. 
Béton bien solide versé à la brouette.

Un mélange de ciment et de sable blanc. 
Pour confectionner cette forme géante.

Epais coffrage de bois brut et cordages.
Attendent avec impatience le dit coulage.

Multitudes de jolies courbes, très élancée.  
Silhouette d’une femme presque oubliée. 

Cambrure et teinture noire, allure saine.
La silhouette d’une demoiselle Africaine.

J’attendrai vingt et un jour avant le décoffrage.
Et quelques jours de plus pour le vernissage.

Grande élégance, cent pour cent à son image. 
Cette demoiselle protégée par ce doux voilage. 

J'observe ce chef-d'oeuvre net sans cesse.
Rondeurs parfaites faites de plusieurs gestes.
 
Un sujet brut transformé à ma manière.
Du bout de mes doigts, en avant en arrière.
 
Admiration de ce que j’ai pu réaliser.
Mains trop usées d’un artiste oublié.

Depuis ce jour, chez moi une certaine présence. 
Elle se trouve là, à coté de moi en permanence. 

~Ben2012~

12:16 Écrit par Ben 2011 dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femme noire, africaine, ton ébène |  Facebook | |

06.05.2012

J'en ai rien à cirer de ton dernier voilier.

décolté.jpgJe me fous de l'achat de ta dernière BM blanche, modèle hybride.   

C'est vrai que ta nouvelle montre ornée de brillants est splendide.

 

J'en ai rien à caler de l'ouverture de ton nouveau centre de fitness. 

Je me contrefiche de tes aventures lors de ta dernière croisière.  

 

Ta fortune même au carré, pour moi c'est de la rigolade. 

Tout autant que tes voyages de luxe et tes escapades. 

 

Oui, tu as de superbes dessous sexy à quatre cents cinquante euros.

Oui, joli tes petits bikinis emportés lors de ton dernier voyage au Togo.

 

J'en ai marre de tes restos nouvelle cuisine, on reste sur sa faim. 

Je ne supporte plus que tu regardes les gens avec cet air hautain. 

 

Je ne sais que faire de ton monde, de ces gens en cartons.

Impalpable, je gratte un peu la couche, chez eux rien de bon.   

 

Ce qui m'importe c'est ce qu'il y a dans ton coeur, là à l'intérieur. 

Et je pointe mon doigt en te disant cela, là juste à cet endroit. 

 

Si seulement tu pouvais lire dans mes yeux lorsque je te regarde.

Si seulement tu pouvais poser parfois ta jolie tête sur mon épaule.

 

Le reste ma chérie, n'a pas d'importance, vraiment pas d'importance. 

 

Ben2012

 

12:08 Écrit par Ben 2011 dans Amour | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook | |

29.04.2012

Faudrait que l'on me jette en prison

afr peuples.jpgSi j'étais enfermé, je pourrais un peu plus penser à moi. 

Prendre du temps et faire ce que j'aime pour une fois. 

 

Faudrait que l'on me jette en prison. 

J'aurais enfin un peu plus de liberté.

 

Je pourrais réciter une belle chanson. 

Ecrire de beaux textes et dessiner.

 

Je pourrais penser et panser mes plaies d'hier. 

Etre sûr et ne plus avoir peur de disparaître. 

 

Ce serait fantastique si on me mettait en quarantaine. 

Je pourrais m'effacer dans mes rêves, puis réapparaître. 

 

Et puis, si je voulais vraiment sortir de ma cellule. 

Pas besoin de pêtard, de crasses ou de petites pillules.

 

Suffirait de me donner une feuille de papier et des crayons.

Je choisirais les meilleurs couleurs pour pouvoir m'évader. 

 

Le fond de ma page serait d'un ton orangé. 

Un peu de poussière et des chemins dégradés. 

 

Ce serait du coté de l'océan Atlantique sud.

Près de la Zambie entre la Namibie et l'Angola. 

 

Je ne sais vraiment pas quand j'y arriverai.

Mon coeur, une certitude, y est déjà installé. 

 

Dans ce village simple, retiré mais si merveilleux.

Les gens sourient et les enfants crient de gaïté. 

 

Les anciens sont pris par la main, car quotidiennement il faut se hisser.

Ils gardent la tête haute pour ne pas glisser, pour des lendemains assurés. 

 

Une vie de famille chaleureuse, une vie difficille, mais des gens heureux. 

Ben2012

22:11 Écrit par Ben 2011 dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | |

25.04.2012

Boxer dentelle

images (1).jpeg11

Ce soir, je serai une nouvelle fois la plus belle !
Plan de séduction, rencontres occasionnelles.

Amour caché et amants anonymes.
Aventure d’un soir, pas mon style !

 

Confidences dans la danse, j'y vais, me lance.
Trop impatient et indécent alors je m'absente. 

 

Tentation d’un retour accompagné ?
Homme ou femme ? Encore à méditer.

 

Faut que je me mette à l’ouvrage.
Dix-huit heure déjà, je me prépare.

 

Je rentre dans ma belle salle de bain.
Je prends un nouveau gant de crin.

 

Un gel douche hydratant.
Pour un corps éclatant !

 

Silhouette d'une star, crème double-action.
Pour de superbes jambes de toute façon.

 

Epillation rapide à la cire, soigneusement.
Collants sexy ou bas résille ? Choix tentant.

 

Ce soir, tanga ou boxer dentelle ?
Faut que je paraisse demoiselle !

 

J’adore mes dessous d’exception !
Noir ou rouge, toute une collection.

 

Version luxe ou fantaisie.
Modèles "top" venu d’Asie.

 

C’est sûr, faut j’attire l’attention.
Faut que je rencontre un garçon.

 

Mascara, solution d’allonge pour mes cils.
Je rapproche mon miroir, application facile.

 

Contour des yeux, des tons délicieux.
Visage encore jeune, c’est merveilleux.

 

Mes cheveux, je les aime si bien coiffés.
Faut que je me plaise, une vraie beauté !

 

Un fond de teint est bien superflu.
Ma peau si douce, satinée du sud.

 

Vaporisation de mon nouveau parfum.
Flacon originale de Jean-Paul Martin.

 

Je fais un mouvement de rotation.
Tailleur osé, signé David Chandron.

 

Un dernier jeu de jambes, mains sur mes hanches.
Certaine de moi aujourd’hui, radieuse, si franche ! 

 

Encore un petit détail avant que je m’en aille.
Mes boucles d’oreilles importées de Shangaï

 

Application rapide de mon rouge à lèvres bio.
Lignes nettes, fallait que je me prépare plus tôt !

 

Me voilà enfin prête pour de bon.
J'enfile mon magnifique blouson.

 

Je prends mon superbe sac assorti.
Et hep ! Je saute dans mon taxi. 

 

Superbe soirée en perspective...  

10:10 Écrit par Ben 2011 dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | |

23.04.2012

Moi près d'Elle.

Brune-abf81

De mes nuits ne reste que ces quelques mots déposés sur papiers brouillons.

Au sol, ces écrits éparpillés pêle-mêle ne demandent que corrections.
 
Il est tard et la nuit est bien avancée. 
Faut que j'me couche, suis si fatigué.
 
C’est le moment ou je retrouve mon couchage. 
De somptueux draps aux tons Afrique sauvage.
 
Je m'installe dans mon lit, on y voit même le ciel. 
Une nuit s’achève encore mais à nouveau sans elle.
 
Après un moment, je me tourne pour être mieux encore.
Je tente à tout prix d’accorder mon esprit à son corps.
 
Je me concentre, je songe, comme chaque nuit d'ailleurs.
J’essaye de la rencontrer, de la voir, d'en sentir sa chaleur.
 
Profondément, je pense pour tenter de la retrouver, je cherche son visage, 
J'imagine sa présence, j'entends son rire et ses mots qui me rendaient sage.
 
Ses yeux pétillants me déstabilisent plus encore
Sa bouche dont le rouge de ses lèvres m'interroge 
 
Oui ! Je la vois maintenant, elle est ravissante, comme toujours.
Splendide, incomparable, sublime et parfaite, c’est mon amour...
 
Suis-je dans un rêve ou est-ce la réalité ? 
Je ne veux pas de trêve, je veux continuer 
 
Mais d’elle à présent ne reste qu’une odeur, son odeur. 
Senteurs originales, de plaisirs et de moments de bonheur.
 
Malheureusement, les draps perdent nuit après nuit ce parfum
Odeur caractéristique, indice, preuve que nous ne formons qu’un.
 
Je cherche une nouvelle fois ses expressions et gestes, 
Ses éclats de rire et les phrases qu'elle m'adressait.
 
Au fur et à mesure que la nuit s'achève les souvenirs s'éloignent, 
Ces bons moments passés s'effacent peu à peu de ma mémoire,
 
C’est fou ce qu’elle me manque, je veux la revoir.
Je m’aperçois même que j'en suis un peu malade.
 
Je suis bien et mal à la fois, j’ai l'impression que tout est illusion. 
Peut-être attristé ou épuisé, instants exquis de toute façon.
 
Coeur serré, larmes aux yeux, je referme mes paupières et serre les poings
Et me rappelle qu’un jour quelqu’un m’a dit que tout ira mieux demain, demain ...
 
Ben

08:20 Écrit par Ben 2011 dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | |

09.04.2012

Ancien dealer, ex braqueur, un peu voyeur, pas violeur

bouche baie.jpgJe rigole de la justice, une lenteur ridicule. 

On en parle même au Congo à Brazzaville.

 

Tu violes, pas grave, au commissariat dix heures d'attente.

Le coupable court toujours. - Mademoiselle ! Pas de chance. 

 

Les prisons sont pleines, plus de trois dans une cellule.  

L'état est au courant, ce sont les gardiens qui fabulent. 

 

Trois jeunes sur cinq âgés de moins de vingt cinq ans. 

N'ont pas de travail malgré formation et enseignement. 

 

Quelques-uns iront même à la dérive. 

Ce n'est vraiment pas une surprise. 

 

Ancien dealer, ex braqueur, un peu voyeur, pas violeur. 

Le gouvernement se moque des citoyens, il y a des preuves.  

 

Le bon Belge, brave bête, beaucoup trop gentil, trop peu de réactions.  

L'irresponsabilité des politiques, un s'en va, et hop ! Un poste à l'abandon.   

 

Ce n'est pas lui, il n'y était plus ! Le grand carrousel des irresponsables. 

Un ministre prend sa place, reste quelques années, après on le remplace. 

 

On porte plainte contre un super délinquant pour un acte d'incivilité. 

On attrape le mec, mais il sort avant toi en te faisant un pied de nez. 

 

Des images de mon pays circulent dans le monde, même jusqu'à Bujumbura. 

J'avoue que parfois être Belge, j'en ai honte, toi aussi ? Viens dans mes bras. 

 

Les flics n'en peuvent plus de ces gens qui frappent à leur porte.

C'est comme ça ! Impossible pour chaque personne une escorte.  

 

Ancien dealer, ex braqueur, un peu voyeur, pas violeur. 

Braqueurs de l'est, bienvenue, on ne trouve que le bonheur. 

 

On vole chez toi, tout est cassé, beaucoup trop de tracas.

Trois heures d'attente, la brigade arrive mais termine sa pizza. 

 

Constatation faite, on se fout de notre gueule, suffit de voir l'actualité. 

Que le gouvernement BOUGE, bientôt sera dans une émission de Téléréalité.  

 

Paraît que ça ira mieux, on peut toujours rêver vu  la lenteur dans ton dossier. 

N'attend pas trop de nouvelles, justice encombrée, classement vertical assuré. 

 

Ancien dealer, ex braqueur, un peu voyeur, pas violeur...

12:03 Écrit par Ben 2011 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | |

08.04.2012

‎PARTICIPEZ A CE MAGNIFIQUE CONCOURS.

moi 1-2.jpgCette fois-ci j'insiste, les gens sont tristes. 
Je demande participation pour cette action.

Ce serait mondial, les habitants de la terre entière.
Des millions de participants, une loterie extraordinaire. 

Il faudrait se dire plus souvent bonjour.
Pour participer à ce grand concours.

N'ayez pas peur de tenir enfin la porte. 
A cette personne derrière vous à la poste. 

Ce serait bien de se lever un peu plus tôt. 
Pour céder sa place assise dans le métro. 

Aidez votre prochain comme c'est inscris.
Encouragez-le souvent, ne restez pas ainsi. 

Tout le monde gagnerait du respect, de la courtoisie. 
De la reconnaissance, des gestes positifs et des sourires. 

Nos coeurs chanteraient des mélodies nouvelles. 
Retour des hommes et femmes dans les chapelles.

Visages d'enfants heureux, les peuples, une nouvelle fraternité. 
Cela demande juste un petit effort, on pourrait tous y gagner. 

Un magnifique concours ou le gain final serait A.M.O.U.R.

11:16 Écrit par Ben 2011 dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | |

18.03.2012

Putain d'autocar !

fleur avril.jpgCette fois-ci je reste sans voix.
Difficile d'accepter l'inacceptable.
  
Pas assez de mots pour exprimer ma révolte. 
Pas assez de larmes pour couvrir cette souffrance.
 
Ces enfants disparus, ces amours, ces innocents. 
Ces enfants qui nous font vivre et rêver.
 
Je m'incline devant leurs parents, leurs proches. 
Acceptez mes profondes pensées, je vous aime.
 
Je regarde le ciel et ces anges là plus-haut. 
Mon coeur est pour vous, je n'ai plus de mots.
 
A mes frères Flamands, les habitants de mon pays. 

17:05 Écrit par Ben 2011 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | |

‎Elle n'est pas jolie, plutôt belle et séduisante.

dos.jpgHasard d'une rencontre, découverte d'une femme d'exception, bien gentille. 
Une femme courageuse, battante, modérée, autonome, prudente et réfléchie. 

Nous avons pris un verre dans un chouette bistro pour faire connaissance. 
On a grignoté un tour du monde, plateau de bonnes choses croustillantes. 

Déduction faite suite à notre rencontre, une femme qui mérite d'être heureuse. 
De connaître énormément de bonheur, une vie merveilleuse, beaucoup de chaleur. 

La suite de ce récit n'est pas encore écrit, le destin, les étoiles feront le reste. 
Je lève déjà les yeux vers le ciel, vers là-haut que l'on me fasse un petit geste.

09:24 Écrit par Ben 2011 dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | |

11.03.2012

La rencontre d’Abdallah.

petit chateau.jpgJean-Louis, entrepreneur depuis vingt ans avait prévu un travail important auprès d’un de ces clients.

En contactant son ouvrier pour lui parler de cette nouvelle mission, celui-ci annonça qu’il ne pouvait se rendre sur le chantier pour une cause non déterminée et peu transparente !

L’entrepreneur téléphona à son client pour lui apprendre la nouvelle et lui dit que ce ne sera pas possible d’intervenir comme prévu pour ce travail.

Le client insista et insista encore, c'était impératif ! Jean-Louis n’avait pas le choix et devait trouver un remplaçant dans les trente minutes vu l’urgence de l’intervention.

L’entrepreneur décida d’aller dans le centre de la ville, roda près d’un bâtiment qui recueille des demandeurs d’asile et des sans papiers. Il était déjà passé par là plusieurs fois et il se souvenait d’avoir vu quelques hommes munis d’un petit sac sur le bord du trottoir prêts à embarquer pour un travail à la journée.

Jean-Louis savait très bien que ces hommes ne pouvaient travailler, sans papiers, sans assurances sans avoir payés les lois sociales, c'était risqué ! 

Un homme fut accosté par Jean-Louis, durant quelques secondes ils négocièrent et il monta dans la camionnette. On voyait sur le visage d’Abdallah un air comme s’il venait de gagner quelque chose, il était heureux.

- Plus tard, durant le travail, je m’aperçu qu’il avait de très bonnes notions techniques, je dirais même que son sens pratique et logique était bien plus développé que chez mes propres hommes !

Il trouvait souvent des solutions que moi-même n’avait même pas pensé !

Après notre travail, durant la route, on s’échangea encore quelques mots. Abdallah avait quarante ans, était Algérien, il avait parcouru une quinzaine de pays avant d’arriver en Belgique, il voulait trouver une vie meilleure

- Je m’aperçus qu’il était d’un courage débordant, d’une grande positivité.

Il était musulman pratiquant, ne buvait pas, ne fumait pas et était d'une extrême gentillesse.  

Il avait le sourire aux lèvres d’avoir pu être actif cette journée et d'avoir gagné un peu d'argent.

 

Belle vie à Abdallah, (prénom Algérien, "serviteur de Dieu" en arabe)

Ben2012

12:09 Écrit par Ben 2011 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | |

07.03.2012

Un clip sans image et sans son !

carre-noir-316x316.jpg
Dédié à ces femmes sans défenses.
Celles qui subissent des atrocités.
Par des rites qu’il faut condamner. 
 
Dédié à ces enfants malheureux
Ceux qu’on utilise dans certain milieu.
Pour que cela cesse, pour finir ces jeux.
 
Dédié à ces vieillards oubliés.
Ceux qu’on a mis sur le coté.
Ceux qui ont bâti dans le passé. 
 
Dédié à ces hommes bons.
Ceux qui construisent nos maisons.
A ces professeurs qui donnent des leçons.
 
Dédié à tous ces gens dans la souffrance.
Ceux qui n’ont rien demandés et pourtant.
Sont tombés un jour, à tous ces innocents.
 
Ce clip n’est pas dédié à ces gens. 
Ceux qui engendrent la violence.
Qui n’admettent aucune tolérance.
 
Ce clip sans image et sans son.
Pour que ces politiciens de carton.  
Soignent les intérêts de la population.
 
Ce clip en lettres blanches sur fond noir.
A ces dirigeants qui restent en place.
Qui cherchent la fortune et la gloire.
 
Ce clip n’est pas dédié à ces autorités.
Ceux qui prennent de mauvaises décisions.
Ceux qui restent au pouvoir malgré la raison.
 
Ce clip sans couleur et sans rire.
Pour que ce silence fasse réfléchir.
Ces hommes orgueilleux qui déchirent. 
 
Ben2012
 
(Existe en clip vidéo, voir colonne de droite, "Ma poésie en vidéo")

09:24 Écrit par Ben 2011 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | |

04.03.2012

Mbote, na ndako boni.

hutte-africaine-t7005.jpgMbote, na ndako boni en lingala. 
Se dit au Congo près de Kinshasa. 

Tribus Sanga, Batékés ou Bakongos. 
Il faut marcher jusqu’au point d’eau. 

Des huttes de branchages, des pots en terre cuite. 
Ils vivent à plusieurs, parfois même plus que huit. 

Dans cette région, il n’y a pas d’électricité. 
Investissement trop lourd si loin de la cité.

Ce magnifique paysage au ciel ton orangé. 
Vivre ce rêve, depuis des années sur le coté. 

Beaucoup d’enfants jouent au sol, par terre. 
Sacs en plastique et cannettes jetées en l’air 

Au pied de cet énorme baobab
Une femme mûre s’active et coiffe. 

Elle noue délicatement de longues tresses. 
Doigts en mouvement répétitif sans cesse.

Soigne la chevelure de cette petite fille. 
Assise là, elle se prénomme Naomie. 

Un petit garçon avec un ballon dégonflé. 
Joue sur le terrain avec le voisin d’à coté. 

Plus loin, une maman d’un certain âge. 
Ramasse au sol ces quelques branchages. 

Il est bientôt temps de préparer à manger. 
Marmite sur le feu, des légumes mélangés. 

Cette fois, je participerai à ce repas. 
Une chaise, une table, il n’y en a pas. 

Peu importe, comme eux je serai assis. 
Sur ce paillasson tissée de mille brindilles. 

Je ne connais pas tous ces plats préparés.
Mafé, yassa, yéké yéké, poulet moambé. 

De l’huile d'arachide, un gros oignon et du laurier. 
Pour toute la famille et un peu plus pour les invités. 

Cuisine Africaine traditionnelle. 
Une découverte exceptionnelle. 

La nuit tombe tôt ici, il est déjà dix-neuf heures. 
Obscurité, couchage, voile et moins de chaleur. 

Tant de choses magnifiques à découvrir. 
Enfants heureux et gens qui ont le sourire.

Ben2012

12:12 Écrit par Ben 2011 dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | |

25.02.2012

Edouard, le roi du pétard


jazz.jpg
Je m'appelle Edouard.
Je suis le roi du pétard.
Je suis un gars du soir.
Je sors quand il fait noir.
 
Je suis un bon à rien.
J’ai perdu mes copains
 
Je bossais dans un chouette bistrot.
Du whisky Écossais, j'en buvais trop.

Coté terrasse, du beau monde tous les jours
Adrienne, d’un signe de la main me fit bonjour
 
Coté cour, tant de vidanges à trier
Faisait lourd en soirée cet été
 
Là, un signe de la main
Et hop ! Un verre de vin
 
Ce n’est que de l’histoire ancienne
Cette vieille auberge Alsacienne
 
Ma femme m’a laissé tomber
Juste un an, la semaine passée
 
Depuis je me couche encore plus tard
Je suis perdu, j’en ai vraiment marre
 
Malgré tout, j’ai trouvé un petit boulot
Il me plaît bien, je dois me lever tôt
 
J’astique des appartements duplex et des maisons
Je nettoie les caves, les greniers jusqu’au plafond
 
Je suis le roi de l’aspirateur
Sauf derrière les radiateurs
 
Je prends la loque à poussière
J’y arrive enfin, j’ai bon caractère
 
Je suis un Dieu dans le rangement
Je connais bien cette résidence
 
C’est celle de mon ex
Cela bien sûr me blesse
 
Faut pas j’oublie les abats-jour
Je fais mon travail avec amour.
 
Je suis le prince de la raclette
Plus une trace, plus une miette
 
Je brosse le chemin
Qui mène au jardin
 
Les carreaux ce n’est pas mon truc
Peur en hauteur, risque de chutes
 
Et hop, un tour de balayette
Bonjour Madame Henriette
 
J’aime mon nouveau métier
Faut que je fasse les escaliers
 
Les idées noires faut aussi que ça parte
Faire des efforts pour les traces tenaces
 
Effacer les idées négatives
Chiffon humide si récidives
 
Faut que tout soit sain et pure
A l’intérieure de soi, une habitude
 
Et pour clôturer cette dur journée
Un bon café chez Monsieur André

(Existe en vidéo-poésie, voir 'Ma poésie en vidéo" colonne de droite)

23:34 Écrit par Ben 2011 dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook | |

21.02.2012

Faut que j'avance.

fils.jpgLa vie c’est comme monter un escalator à contresens. 

Faut garder sa vitesse, le rythme, maintenir la cadence.

 

Ne pas redescendre, ne pas courber le dos.

Regarder en face, pas en arrière dans le rétro. 

 

Une fois la vitesse de croisière atteinte.

Ne jamais effleurer le bouton éteindre.

 

L’essentiel est d’atteindre le sommet. 

Se battre contre ces marches épaisses.

 

Ne pas tomber, tenir sans relâche. 

Obstacles de la vie et lourdes tâches. 

 

J’ai tout raté, l’hypoténuse et les chiffres au carrés. 

Mais j’ai mis de coté tous ces souvenirs du passé. 

 

A plusieurs reprises on m’a remis en place. 

Mauvaise scolarité, un vrai désastre en classe. 

 

Ne plus tomber si bas, c’était l’enfer. 

Dur de se relever, un peu moins fier.

 

J'ai grandi maintenant, faut que je rattrape.

Une chance m’est donnée, faut que j’attaque.

 

Envie de m’accrocher, ne plus lâcher prise.

Ne pas se laisser descendre, tenter l’avenir. 

 

Faut garder la tête haute et ne plus sombrer.

Ne plus se laisser surprendre, persévérer. 

 

Faut plus que je stagne, faut que je bouge.

C’est vraiment maintenant que tout se joue. 

 

J’ai bien envie d’atteindre le sommet.

Ne plus tomber, adieu les regrets.  

 

Pas à pas mais sans débacle.

Soif d’arrivée, en avoir la rage. 

 

Augmenter la vitesse, atteindre le top.

Désintéressé ? Ne pas appuyer sur stop !

 

Envie d’être quelqu’un dans la vie. 

Vous étonner par des surprises. 

 

Construire, aboutir, créer et réaliser. 

Faire de ma vie un truc à faire rêver.  

 

Bientôt arrivé à la dernière marche et je saute !

Je commence à découvrir enfin la vie en rose. 

 

Un sentiment de mieux me connaître, se battre dans la vie.

Vivre le présent au quotidien, ça, faut plus que je l’oublie. 

 

Ben2012

 

09:05 Écrit par Ben 2011 dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |  Facebook | |

10.02.2012

Le Constat Concordia !


costa3.jpgCordages de fortune au creux de mes mains,
Quelques brûlures, certes, mais ce n'est rien.

Pas assez de force pour tenir un peu plus longtemps. 
J’aurais dû être plus fort pour te hisser correctement.  
 
J’aurais voulu t’aggripper de façon tenace et je n’ai pas pu.  
Au bout de mes forces, je m'en veux tant et j’ai tout perdu. 
 
Où es-tu à présent ? Je te pleure ma tendre, ma belle.  
Si tu savais ce que je m’en veux, c’est trop fort pour moi. 
Ma vie est foutue, c’était un mauvais coup cette escapade ! 
 
Mon amour, ma Princesse, l'amour de ma vie, reviens-moi. 
Devant au loin, cette étendue d’eau, quel carnage, jamais vu ça. 
La connerie du siècle ! Si tu savais à quel point que je m’en veux.
 
Je lève les yeux vers le ciel pour que les recherches continuent. 
Je tends les mains vers toi pour me rapprocher et te retrouver.  
Je ferme mes paupières pour te voir mon bel amour et je t'aperçois.  
 
Mon regard est toujours dans ta direction, seulement pour toi. 
Je ne comprend toujours pas ce qu’il m’arrive, stupide dérive. 

Un super commandant nous avait été recommandé.
Mais pas pour des escales anticipées et peu ordonnées ! 

Haro sur ces hommes inconscients ! Je n'ai pas de mots. 
Oh mon amour, tu me manques, je t’aime tant.

C'est déjà la nuit et je marche, peu importe la direction. 
Je cours et cherche je ne sais quoi; perdue de toute façon. 

Aide-moi, s’il te plaît, je ne sais plus, je suis foutu... 
 
Ben2012

08:57 Écrit par Ben 2011 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | |

07.02.2012

Il jouait du violon sur un carton.

mosquée.jpg"Nouvelles de Bruxelles..."
Ce n’était pas un artiste, pourtant il jouait du violon. 
C’était hier soir au centre ville, assis sur un carton. 
 
Cet homme dans la rue par moins huit degrés.
Mitaines de seconde mains et bottines trouées.
 
De mes propres yeux et encore plus étrange.  
Voir sous une couverture son chien qui tremble.   
 
Les passants baissaient les paupières à proximité. 
Pas besoin de cette image, plutôt fierté et vanité. 
 
Comment est-ce possible aujourd’hui. 
De séjourner ainsi dehors toute la nuit. 
 
Ce matin tôt, j’ai entendu à la radio.  
Une bonne nouvelle dans ce chaos. 
 
Pour ceux qui ont tout perdu et jeté à la porte. 
Une mosquée à Bruxelles a ouvert ses portes. 
 
Une salle entière leur est bien destinée. 
Un sac de couchage, une tasse de café. 
 
De très bonnes initiatives.
Des associations s’activent. 
 
Plus hallucinant, c’était place Poalaert, près du palais de justice. 
Un homme debout à deux centimètres d’un éclairage publique. 
 
Un spot halogène dégageant plus de trois mille watt. 
Un grand moment de chaleur dans la faim et la soif. 
 
J’ai aussi entendu au journal qu’il y a des institutions en marche. 
Pour venir en aide à la population, à ces gens que l’on écarte. 
 
Salutations et remerciements à ces bénévoles, à ces hommes de coeur. 
A ces personnes qui apportent chaleur humaine et un peu de bonheur. 

Ben2012
 

10:04 Écrit par Ben 2011 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook | |

31.01.2012

Si j'étais millionnaire !

millionaire.jpgSi j'étais millionnaire voilà ce que je ferais :

- Je garderais ma vieille bagnole que j'aime tant. 
- Je changerais mon pyjama à trous. 
- Je rembourserais Charles et Paul. 
- Je m'amuserais avec ma camionnette le dimanche pour déménager gratuitement des étudiants et des femmes seules avec enfants. 
- J'offrirais à une amie africaine un billet d'avion pour revoir sa maman. 
- Je partirais avec mon fils dans un pays qu'il a toujours voulu visiter. 
- Je prendrais enfin un peu de temps pour discuter avec ma voisine d'en face, cette vieille dame si gentille. 
- J'organiserais l'envoi de containers en Afrique avec tout le nécessaire pour pouvoir être autonome y compris le salaire des moniteurs pour formation; en échange, je demanderais que l'on m'apprenne à danser. 
- J'ouvrirais une menuiserie près de Kinshasa, une autre à Bujumbura, encore une autre près d'Abidjan, une dans la bande du Sahel au Burkina Faso et puis encore une autre dans les montagnes près de Kigali, pour y fabriquer des bancs d'écoles et des jouets en bois. 
- Je ferais le tour du monde pour prendre en photos les plus beaux sourires des gens et des enfants, je reviendrais dans mon pays si taxé faire une superbe exposition grandiose. 
- Là, tous mes amis seraient invités mais pas sa Majesté, plutôt les gens laissés et délaissés, ceux qu'on a mis sur le coté...

~Ben2012~

26.01.2012

Ma jeunesse échappée.

grenier.jpgJe découvre par hasard ces vieilles boîtes en carton. 
Dissimulées dans ce grand grenier, bien au fond. 
 
J’ouvre ces petits paquets, souvenirs d’il y a longtemps. 
Un sac de billes, mon doudou, une photo de maman. 
 
Je me rappelle de ces anciennes cartes de collections 
Que nous échangions entre copains durant la récréation. 
 
Mon vécu, ces objets oubliés je les regarde avec passion.  
Jeunesse échappée, tant d’aventures et de belles saisons. 
 
Je prends place et m’assieds sur ce vieux tabouret. 
Un objet précieux de mon père, disparu à regret.
 
Petite nostalgie à l’instant, toutes ces années.
Larmes aux yeux depuis peu, depuis fin janvier. 
 
Bientôt mon cinquante deuxième anniversaire. 
Encore fort jeune paraît-il, est-ce bien sincère ?   
 
Ce soir, j’ai besoin de sérénité, de calme et de silence. 
Plus un bruit ! A mon passé, à mon avenir je pense... 

Tête baissée, bras et mains retenant ma lourde tête. 
Heureux d'être sur terre, d'avoir encore tant de rêves...

~Ben2012~ 

20.01.2012

Mon autobus.

autobus.jpgJ'étais assis là depuis un moment.

Chuchotais des phrases doucement.


Je me parle souvent à voix basse. 

Je regardais cette femme par la glace.    


- Vous ne me connaissez pas, pourtant j'aurais voulu vous parler.

- Je ne suis pas si loin de vous, dans le compartiment d'à coté.

 

- Je suis dans le même autobus mais à l'avant-dernière place. 

- Chaque matin, je vous rencontre sans que vous le sachiez. 

 

- Envie de vous dire des choses, un doux élixir à vous proposer.

- Vous êtes éblouissante, superbe tailleur rouge vous portez.  

 

- Descendez là, à cet arrêt juste un peu plus loin.

- Je vous en supplie, madame, vous le voulez bien ?  

 

- Parlons un peu, faisons quelques pas et regardons ces roses.

- Ne sont-elles pas magnifiques ?  - Dites-moi quelque chose.

 

- Je désire apprendre à vous connaître.

- J'aime tellement votre façon d'être.

- Je vous en supplie, ce n'est pas un rêve.

~Ben2012~

21:48 Écrit par Ben 2011 dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | |

24.12.2011

Petite fille du Rwanda.

bébé dos.jpg

Grande femme du Rwanda.  
Violée par ces soldats.
 
Tu as connu plus que l’enfer. 
Bousculade de tous tes rêves.
 
Tu es venue dans mon pays.  
Par désespoir te réfugier ici.
 
Ne pleure plus, je t’en prie. 
J’ai une histoire moi aussi.
 
Peut-être pas aussi bouleversante. 
Laisse-moi le temps de comprendre.
 
Dans ta vie, pas eu beaucoup de chance. 
C’est ici que j’ai fait ta connaissance.
 
Ton beau bébé, bientôt cinq mois. 
Bien envie de le prendre cette fois.
 
Ta fille, d’une beauté exceptionnelle. 
C’est certain, sera grande demoiselle.
 
Envie de l’aimer tout naturellement. 
Et de te côtoyer plus précisément.
 
Fille de Kigali, fragile à rassurer.
Egarée et si sensible, à rattraper.
 
Bien envie de te prendre par la main. 
De tenter d’assurer tes lendemains. 
 
Désir d’une approche remarquable.
De t’aimer et de m'occuper de toi.

Laisse-moi te prendre dans mes bras. 
Tu n’es plus seule, je suis avec toi.
 
Laisse-moi le temps d’apprendre.
Tes coutumes et nos différences.
 
Petite fille de Kigali, du Rwanda. 
Marche, marche dans mes pas.

~Ben2011~

 

10:29 Écrit par Ben 2011 dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fille de kigali, du rwanda |  Facebook | |

30.11.2011

Dessine-moi ton village.

mains2.jpgS'il te plaît, mon ami.

Raconte-moi comment c'est chez toi.
Dis-moi comment va la vie si loin.

Apprend-moi ce que je connais pas.
Dessine-moi ton village mon ami.

J'ai besoin de savoir, vraiment besoin.

08:52 Écrit par Ben 2011 dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | |

Oh, maman.

mamanMes mains levées vers le ciel pour méditer.
Mes mains sont jointes dans l'ombre pour prier. 
Tête baissée, je voyage dans mon passé. 
Multitude de souvenirs trop éloignés. 

Oh, maman, je pense à toi en particulier. 
C'est à mon tour de te prendre par la main. 
De m'occuper de toi, d'assurer ton lendemain. 
Oh, ma petite maman, viens, viens ...

08:47 Écrit par Ben 2011 dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | |

08.11.2011

Je me lance des élastiques.

collant.jpg

Les jours où je me sens triste. 

Je me lance des élastiques. 

 

J'essaye d'atteindre ma figure. 

Pour un peu changer d'allure. 

 

Je trouve cela tellement rigolo. 

Que ma tête change aussitôt ! 

 

La fois passée j'ai touché mon nez. 

Même que mon chien à sursauté. 

 

Quand je suis triste cela se voit à ma tête. 

Rien envie du tout, vraiment un mal être ! 


Les gens le remarquent souvent à ma frimousse.

Et moi à mon coeur par de petites secousses. 

 

Parfois je m'amuse dans ma salle de bain. 

Je me déguise en femme, cela me va si bien. 

 

J'adore épiler mes jolies jambes musclées. 

Passer un collant super sexy juste acheté. 


Le même que celui de l'année passée. 

Ramené l'été dernier de Saint-Tropez. 

 

Peut-être un peu fou tout cela. 

Pas d'alternative à mes tracas.

 

J'adore me regarder dans la glace. 

Oh ! Un point noir, mais ça m'agace !  


Un peu narssisique vous trouvez ? 

Il n'y a pas pas de mal à s'admirer. 

 

Ce n'est que de l'écriture ces quelques mots. 

Posé là par habitude, juste un peu plus tôt. 


Cette écriture, peut-être une thérapie.

Un texte sur Facebook que l'on torpille.

 

Je suis un peu moins triste maintenant. 

Transformé en dame, j'aime vraiment. 

 

Peut-être absurde ? Je ne le pense pas. 

Un peu plus de féminité, pourquoi pas ? 

 

Après ce grand jeu séduction devant le miroir.

Je baisse les bras et suis à nouveau triste, hélas. 

 

Je pense à ma vie, à ma solitude et à mes proches

A qui pourrais-je téléphoner sans avoir de reproches.  


A Claudine, Céline, Francine, Géraldine ou Corine ? 

A Roseline, Alphonsine ou Pauline ma cousine ?  

 

Je ne sais pas, ne sais plus, aurais-je tout perdu ? 

Un moment de nostalgie sûrement, rien de plus.

 

Il se fait tard et je prends mon petit chien.

Adorable animal, allez viens, mais viens !

 

Viens vite dans mes bras s'il te plaît.

Je suis si triste mais ne soit pas inquiet. 

 

Tu sais bien que cela ira bien mieux demain. 

Des soucis tout le monde en a, ce n'est rien...

 

21:35 Écrit par Ben 2011 dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | |

03.11.2011

Réclusion criminelle à perpétuité.

Justice-mains-prison-300x200.jpg

Cette nuit là, tout à basculé.  

Par erreur, j'ai été condamné.  

 

Une gigantesque mascarade.

Un jeu, une réelle charade.   

 

J'ai perdu mon passé, ma famille et ma vie d'avant.

Mes enfants aussi. Que s'est-il passé réellement ?

 

Où sont les miens, mes proches ? 

Je vis dans un endroit trop atroce. 

 

Je suis dans un monde de fous, plein de dingues.

On y trouve même parfois au sol des seringues !  

 

Je rentrais d'une soirée, il y avait une chouette ambiance.  

Puis je me retrouve ici, neuf mètres carrés, abstinence.  

 

Incompréhension, grossière erreur sur la personne. 

Ici tout est silence, excepté le pas de ces hommes. 

 

Ces juges en beaux habits de circonstance.  

S'émerveillent avant d'annoncer la sentence.  

 

Ces grands hommes ont prononcés. 

La réclusion criminelle à perpétuité. 

 

Messieurs ! Donnez-moi un crayon et du papier pour que je puisse m'évader, je vous dessinerai un soleil, le fond de ma page sera d'un ton orangé, il y aura aussi de la poussière mais mon coeur sera en Equateur... Et chaque nuit, mes mains seront tendues dans le noir vers les gens que j'aime.

 

Derrière ces barreaux, je pense à toi mon amour.

La nuit tout le temps et le jour aussi. Triste cour. 

 

Souvent, poings serrés à ces barres d'acier.

Je regarde ce sol de béton tête baissée.  

 

Quand le soir tombe dans ma sombre cellule-chambre. 

Je te sens fort proche de moi et te le dis sans démence.

 

Je pense fort à nous et nos à nos beaux jours.

A nos moments privilégiés, toujours trop courts.

 

Quand le soleil se couche, je reprends une nouvelle fois ma position habituelle.

Je m'assieds dans le silence, les pieds joints, ferme les yeux et te retrouve en réel. 

 

Mes mains tendues dans le noir sont là pour te donner du courage si un jour tu en aurais besoin.

Mes mains tendues dans le noir sont dirigées vers toi pour te souhaiter une vie merveilleuse.

Mes mains tendues dans le noir espèrent encore te retrouver, te serrer et à nouveau te protéger. 

Mes mains tendues dans le noir, dans ta direction, uniquement pour toi, mon tendre amour...

00:09 Écrit par Ben 2011 dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | |

27.10.2011

Mes mains tendues

main tendues.jpgMes mains tendues dans le noir sont là pour te donner du courage si un jour tu en aurais besoin.
Mes mains tendues dans le noir sont dirigées vers toi pour te souhaiter une vie meilleure.
Mes mains tendues dans le noir sont là pour un jour te frôler, te serrer et te protéger. 

(existe aussi en image : voir colonne de droite "Ma poésie en vidéo)

22:16 Écrit par Ben 2011 dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | |

16.10.2011

Masculin

muscle.jpgMasculin
 
Je me suis regardé dans une vitrine hier matin.  
Depuis je ne mange plus, je ne suis pas bien.  
 
Je me sens fatigué, un peu mou. 
Mal de dos, douleur dans le cou. 
 
J’ai vu ma silhouette ! 
Vraiment pas chouette !
 
Je voudrais être un vrai mec. 
Avoir un superbe corps sec.
 
Pas un gramme de graisse.
Ni au ventre ni aux fesses. 
 
Le matin, je soigne mes pectos. 
Fallait que je me prépare plutôt. 
 
Je vais être une nouvelle fois en retard.
J’ai bien envie d’être comme une star. 
 
Faudrait je fasse encore de gros efforts. 
De longs exercices pour être plus fort.
 
Cela me demande tellement de boulot. 
Pour obtenir de jolis et beaux pectos.  
 
Bien envie d’être encore plus séduisant. 
Pour les femmes au-delà de dix-huit ans.
 
Faut que je me plaise, faut que je me soigne 
Dans ma belle salle de bain, un vrai régal.
 
Je me trouve si bien dans le miroir. 
Que ce soit le matin ou bien le soir.
 
Je crois que je m’aime. 
Je vaux bien la peine. 
 
Ce n’est pas du tout de la frime.  
Je ne joue même pas un film. 
 
Crème de jour et oui, je m’admire. 
Crème de nuit, pour que cela ne tire. 
 
Je prends mon bain, nouveau gel douche au masculin. 
Mon gant de crin, eau plus chaude et je suis bien.  
 
Je l’avoue, c'est vrai, je prends soin de ma personne. 
De mon corps, dans ma façon d'être et au téléphone.
 
Peut-être qu’en faisant mon sport cette après-midi. 
Je rencontrerai quelqu’un, la femme de ma vie.
 
Peut-être au supermarché.
Au rayon plats préparés. 
 
Partie du magasin ou l'on trouve des célibataires. 
Parfois de magnifiques rencontres, comme hier...  

12:16 Écrit par Ben 2011 dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | |

14.10.2011

Ces quelques poètes oubliés.

rue de la poésie.jpegJe n'irai plus rue sombre, trop de bandits et de souris, beaucoup trop de danger ! 

Je préfère la rue de "Jacques Prévert". Une rue hors du commun, des textes y sont suspendus un peu partout. 
Si jamais vous y aller, vous verrez que le ciel est toujours bleu, le soleil illumine en permanence. Je m’y promène souvent, paisiblement aux chants des oiseaux. 

Je retourne régulièrement dans cette ruelle pour découvrir d’autres panneaux et cartons. Chaque semaine de nouvelles phrases y sont inscrites par des artistes.
Je les lis pour mon plus grand plaisir et pense à ces quelques poètes oubliés. 

Peu importe, je sais qu’ils sont heureux d’avoir placardés eux aussi ces quelques manuscrits. D'avoir montré au monde leurs manières de penser et de panser.

J’aime me balader par ces chemins, on s’y sent tellement bien.
Un léger vent chaud nous caresse, contraint de me dévêtir quelque peu, comme ces amoureux au loin qui lisent et relisent ces plaquettes déposées là, ces belles citations d’amour, ces mots sacrés. 

L’allée bordée d’arbres magnifiques et ces zones fleuries m’invitent formellement à aller encore plus loin.
Une atmosphère douce et sereine me pousse à continuer cette voie, à poursuivre, à lire ces mots et paragraphes suspendus.

Plus loin, par hasard, c'est avec étonnement que je redécouvre mes propres textes encore accrochés, il y a bien longtemps, je les avais oubliés... 
Ben2011

20:55 Écrit par Ben 2011 dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note |  Facebook | |

09.10.2011

Aidez-moi à vous oublier.

homme seul.jpgLors de notre première rencontre.
Vous étiez si bien sortie de l'ombre.
 
Nous nous sommes rencontré que quelques fois.
Et je pensais vous accompagner encore ce soir.
 
Qu'ai-je fais pour ne plus vous mériter.
Qu'ai-je fais de mal pour être oublié.
 
Je pense que je tiens fort à vous, madame.
Mon coeur une nouvelle fois vous réclame.
 
Je pensais que nous étions si bien ensemble. 
Etre avec vous, mon corps souvent tremble.
 
Vous ne répondez plus à mes messages. 
Vous ne réagissez jamais à mes appels.
 
Je vous en supplie, madame, soyez franche.
Cette situation est trop étrange.
 
Même ma voix sur votre répondeur. 
Reste sans réaction et sans valeur.
 
Pourtant, vous me paraissiez intéressée.
Pour que nous échangions quelques idées.
 
Donnez-moi une recette, chère madame.
Pour vous oublier et libérer mon âme.
 
Je n'en peux plus de vous attendre.
Rappelez-vous, nos mots si tendres.
 
J'ai mal de votre absence.
Répondez-moi en urgence.
 
Aidez-moi à vous oublier.
Je vous en supplie madame, sortez de votre cachette. 
Aidez-moi à vous oublier.

Ben2011  
 
 

 

09:29 Écrit par Ben 2011 dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | |

05.10.2011

Trop mécanique, pas assez romantique.

amour, main, romantiqueDe nos nuits ne reste que l'envie d'appuyer sur review.
Revivre une nouvelle fois la scène et appuyer sur play.
 
Recommencer dans tous ses détails, plus doucement.
Serions-nous fait pour être ensemble ? Inévitablement.
 
Le créateur nous aurait-il façonné l'un pour l'autre ?
Comme deux pièces mécaniques ? J'appuie sur pause.
 
Éléments positif et négatif qui s'adaptent à la perfection.
Sans jeu ni erreur de fabrication, d’une extrême précision.
 
Nos corps entrelacés ressembleraient à un tableau moderne.
D’un artiste encore inconnu mais qui de plus en plus émerveille.
 
Insouciances et légèretés où chacun retrouve paix et sérénité.
Bien-être partagé ou tout est possible, les tabous sont accordés.
 
Pour une nuit non passive ne fermons pas les paupières.
Nos corps s'entremêleront une nouvelle fois peut-être.
 
Pour ne former qu'un jusqu'au petit matin,
Se donner une nouvelle fois de petits câlins.
 
Beaucoup plus romantique, moins mécanique.

10:58 Écrit par Ben 2011 dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | |

Aujourd'hui, je me marie ...

n668081246_1186591_649.jpegJe sors enfin de ma belle salle de bain.
Encore un peu mouillée, je suis si bien. 

Mes cheveux, je les aime si bien coiffés.
Faut que je me plaise, une vraie beauté.

Aujourd'hui, je me marie. 
Jour de chance, le soleil brille.
 
Je me dépêche, suis bientôt prête.
Faut que personne ne s'inquiète.
 
Vaporisation de mon nouveau parfum. 
Flacon originale de Jean-Paul Martin.
 
Je fais un double mouvement de rotation.
Ma robe de mariée signée David Chandron.
 
Un dernier jeu de jambes, mains sur les hanches.
Certaine de moi aujourd'hui, radieuse et franche.
 
Encore un petit détail avant que je me n'en aille.
Mes boucles d'oreilles importées de Shanghaï ...

10:19 Écrit par Ben 2011 dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook | |